Atelier Moteurs
La motorisation des Menhirs se fait très majoritairement avec un moteur hors bord, sauf parmi les premiers sans doute, qui avaient été équipés d’un moteur intérieur diesel.
Le chantier constructeur a fixé la puissance maximum admissible pour ce type de coque à 10 CV soit 7,35 KW.
On trouve de temps sur Le Coincoin des Menhirs, amputés de leurs voiles, avec des moteurs bien plus puissants,ce qui est certainement, non seulement inutile, mais peut-être dangereux pour la solidité du tableau arrière.
Celui que j’ai acheté, qui naviguait dans le golfe du Morbihan, était équipé d’un moteur 9,9CV, 4 temps. Sauf en hiver où le bateau était remonté pour hivernage, il restait à flot sur un corps mort.
Cela ne correspondait pas à mon usage. Mon bateau devait pouvoir bouger assez facilement entre le garage où il stationne et différents lieux de navigation.
Pour cet usage là, le poids du moteur (38 kg !) était un obstacle majeur ! Pas question de déposer et de remonter le moteur sur le tableau arrière à chaque manipulation….
Actuellement, mon bateau est équipé d’un moteur d’occasion, 2 temps, de 4,5CV., d’environ 13 kg.
Un moteur hors bord nécessite un peu d’entretien en fin d’hiver, avant de démarrer une nouvelle saison de navigation.
L’œil averti d’un mécano, les essais de remise en route, les vérifications de niveau sont indispensables si on veut pouvoir compter sur ce moteur.
On a le choix entre tout faire soi même (encore faut-il savoir le faire) ou confier cette opération à un chantier naval (encore faut-il en avoir un bon à proximité).
Bien que le Menhir, ne soit pas, à proprement parler un « Voile Aviron »***, j’ai la chance de faire partie de l’association http://www.voileavironspertuis-larochelle.org/ dans laquelle il y a des « pointures » en mécanique, et aussi de bons copains.
Chaque début de printemps, une journée est programmée pour l’entretien des moteurs des adhérents, et c’est ainsi que mon moteur hors bord a été examiné et remis en route grâce à Vincent et à ses compétences en mécanique.
Comme je suis très ignorant de la chose, j’ai donc pu apprendre la manière dont doit se faire la vidange d’une embase moteur…
Non seulement, j’ai maintenant l’assurance d’avoir un moteur qui repartira le moment venu, mais j’ai eu le plaisir de passer une journée agréable et utile.
Et, comble de chance, il n’a (presque) pas plu et nous avons pu pique niquer ensemble dehors…
(crédit photos : David Priestley)
*** comme dit Luc, ce n’est pas vraiment un habitable mais seulement un « abritable »







